Les participants français au projet Talking Bikes ont élaboré un questionnaire pour évaluer les possibilités de développer l’utilisation du vélo au Puy-en-Velay. Ce questionnaire a été soumis à 118 habitants, qui sont appelés les «Ponots», le 2 Mars 2010 à divers endroits de la ville, avec l’aide des partenaires européens à l’occasion de leur visite en France.
Nous avons été surpris de découvrir que 62% des citoyens ont un vélo, VTT ou vélos de ville essentiellement. La première raison pour ne pas avoir un, c’est qu’il est trop dangereux de circuler en ville. 87% pensent que l’utilisation du vélo pourrait se développer, en créant par exemple davantage de pistes cyclables. Cela permettrait de réduire le dioxyde de carbone (pour 38%) et de rendre la ville plus conviviale (pour 32%). Le «Ponots» semblent plus préoccupés par le bien commun que par leur propre santé, en effet, personne n’a relié la pratique quotidienne du vélo avec les effets positifs sur la santé.
Et lorsque les personnes enquêtées affirment qu’il ne serait pas possible de développer l’utilisation du vélo, elles le justifient par les risques trop importants liés à la circulation automobile.
80% pensent qu’il serait utile d’organiser un système de location, 73% estiment qu’une telle initiative pourrait s’appliquer à leur ville et 68% affirment qu’ils en seraient clients. Ils seraient prêts à payer jusqu’à 1,40 euros par heure (pour info, à la date de l’enquête, à Paris, un abonnement d’une journée au service Vélib coûte 1 euro, et la semaine 5 euros).
Au Puy, comme dans toutes les villes, malgré les pentes de certaines rues, le développement de l’utilisation du vélo ne dépend que de volontés politiques. Les citoyens sont prêts à utiliser le vélo, ils ont juste besoin d’être protégés des voitures.